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Articles

Affichage des articles du 2016

Bird Watch

J'habite à Delft, Pays-Bas, depuis octobre 2015. Et comme souvent aux Pays-Bas, la ville est parcourue par de nombreux canaux et autres plans d'eau. Et on y trouve beaucoup d'oiseaux d'eau. Et comme ce sont pas mal d'espèces que je n'avais pas l'habitude de voir en France, et que j'aime beaucoup les oiseaux, je me suis dit que j'allais les lister.
Je ne suis pas ornithologue, aussi je mets des liens vers des fiches plus détaillées sur l'excellent site oiseaux.net qui contient plein de fiches ainsi qu'un outil d'identification bien pratique !

De fait, j'ai pu voir et formellement identifier :
Des foulques macroules qui représentent une grosse proportion des oiseaux que je peux voir au quotidien ! des poules d'eau (à ne pas confondre avec les foulques)des canards colvertsdes cygnes tuberculés, toujours magnifiques même si assez caractériels : je me suis fait souffler dessus sans même avoir eu besoin de m'approcher.des grèbes hup…

Le DPS et ses règles absurdes

Du 16 au 21 octobre 2016 aura lieu le DPS, rassemblement de la division de planétologie de l'association astronomique américaine, à Pasadena en Californie. C'est un gros congrès de planétologie aux États-Unis. Son pendant européen existe : c'est le congrès européen de planétologie (EPSC). Les deux congrès ayant lieu sur deux continents, les Européens sont en général plus enclis à aller à l'EPSC qu'au DPS. La réciproque étant aussi vraie.
Pour permettre de faire se rencontrer les deux communautés, des congrès joints sont organisés tous les cinq ans, en alternance de continents. Et cette année, le congrès est commun, ce sera donc un DPS-EPSC.

Ma recherche en 300 secondes ?
Le hic du congrès commun, c'est qu'il brasse pas mal de gens. Ajouté à cela un style DPS qui est déjà plus dense, et on se retrouve avec dix minutes tout compris.
C'est à dire deux minutes pour changer d'orateur, trois minutes pour les questions et cinq minutes pour la présentation …

Venus Conference 2016, le débrief.

Ainsi donc la conférence internationale sur Vénus (dont j'ai parlé dans mon billet précédent) est finie !

Ce fut une conférence très intéressante d'un point de vue scientifique avec de nombreuses discussions utiles pour la suite. J'ai particulièrement apprécié les sessions consacrées à la géologie qui m'ont permis de me tenir un peu au courant de ce que se fait dans ce domaine et de mieux comprendre certaines choses.

Une des premières présentations a ainsi évoqué le volcanisme. L. Wilson expliquait ainsi que compte tenu des conditions vénusiennes, il était peu probable que le volcanisme y soit de type explosif, donc peu de chances de coulées pyroclastiques (on en trouve peu dans les cartes Magellan). Ceci n'est pas anodin lorsqu'il s'agit de chercher des preuves de volcanisme actuel !

Autre petit détail intéressant : Richard Ghail a montré des images bien connues des sondes Venera à la surface de Vénus. Mais ce que je ne savais pas, c'est que ces images…

Prélude à la conférence Venus 2016

Après La Thuile (2007, 2008), Aussois (2010) et Catane, Sicile (2013), la conférence internationale sur Vénus pose ses bagages à Oxford au Royaume-Uni. Du 4 au 8 avril prochain, on va pouvoir s'en mettre plein la panse avec les dernières nouvelles de la science vénusienne !

J'y serai et j'y présenterai mes travaux de thèse et je vais donc vous en parler un peu en amont. Je ne manquerai pas de faire un autre billet pour débriefer la conférence. Pour avoir toutes les informations en direct, je vous conseille de me suivre sur Twitter ou de suivre le mot clé #Venus2016.

Programme Le programme de la conférence se déroule comme suit, selon une logique assez simple : partir de la surface et aller de plus en plus haut.
le lundi portera donc sur le corps solide : on y parlera de minéralogie, de géologie mais aussi de la structure interne de la planète. Je n'y connais pas grand chose quant à la géologie de Vénus (ou la cythérologie) car je me suis surtout intéressé à l'atmos…

Les extraterrestres devraient-ils porter plainte contre nous ?

TL;DR : l'espace est à toute l'humanité selon le traité de l'espace. Mais de quel droit ?

Je suis récemment tombé sur une vidéo de CGP Grey portant sur l'Antarctique. Il y était notamment question des prétentions territoriales sur ce continent, lesquelles sont pour le moins compliquées…

Il y mentionne le fait que comme pour l'Antarctique, l'espace est consacré comme bien commun de l'humanité1. Et il ajoute : « [c'est] un peu présomptueux de dire que tout l'Univers nous appartient. Quelqu'un pourrait avoir deux mots à nous dire à ce sujet, mais ce sera pour une prochaine fois ». CGP Gray prévoit d'en parler dans une nouvelle vidéo, mais je vais le devancer et essayer de réfléchir à cette question ici-même.

Il faut en effet se poser la question de qui possède l'espace et son contenu, ce d'autant plus que l'exploration spatiale prend une tournure privée et qu'il n'est pas impossible que des compagnies privées souhaitent exp…